Femina X, The Legendary Tigerman au 104

Paulo Furtado a envoûté le 104 et Paris samedi soir avec son rock sauvage et lascif pour célébrer les dix ans de son chef d’œuvre, Femina.

Putain dix ans. Déjà une décennie que l’on suit Paulo Furtado, le plus talentueux des rockeurs portugais. Une décennie depuis la sortie de Femina, son chef d’œuvre. Un album de blues-rock sexué et féministe, composé pour et chanté par un casting 100% féminin.

Pour l’occasion, le Centquatre lui a offert une soirée d’anniversaire. FeminaX.

Paulo Furtado, alias, The Legendary Tigerman, tapi derrière ses lunettes sur la scène du 104.

Asia, Maria, Lisa, Claudia et les autres

Il est 22h ce samedi soir quand les lumières de la salle 400 des anciennes pompes funèbres de Paris s’éteignent. Chemise et costume noirs, indéboulonnables lunettes fumées sur le nez, cheveux soigneusement gominés, l’homme tigre s’avance seul sur scène, Gretsh en bandoulière. Sur l’écran derrière lui, Asia Argento susurre les premiers mots de Life Ain’t Enough For You, morceau d’ouverture de Femina.

Tigerman en duo virtuel avec Asia Argento.

Pourtant annoncée, Asia n’a pas pu se libérer, tout comme María de Medeiros. Les deux stars de Femina ne sont pas là, mais elles seront remplacées par d’autres artistes talentueuses. Cibelle, Claudia Efe, Sarah Rebecca et De Laurentiis.

Le Tigre n’a pas oublié les racines de son album et fait la part belle à ses invitées féminines. Il reste en retrait, esquissant ici ou là quelques sourires complices avec ses chanteuses.

Les musiciens qui l’accompagnent depuis la sortie de son dernier album Mifist le rejoignent au compte-goutte. D’abord Joao Cabrita pour un duo guitare-sax sur l’obsédant Sister Ray, puis la section rythmique, le cogneur Sega à la batterie et le discret Filipe à la basse et au clavier.

Femina 2.0

On aurait pu s’attendre à le voir dérouler tous les titres de Femina, dans l’ordre, il n’en est rien. Furtado a pioché dans sa discographie les morceaux adaptés à la soirée et à ses invitées. Beaucoup de Femina bien sûr (voir la set-list plus bas), mais aussi des classiques (Naked Blues), des reprises (Route 66) et même des nouveaux titres composés pour l’occasion durant ses nombreuses résidences au 104. Il a refaçonné et malaxé Femina pour lui donner un nouveau souffle.

S’il faut reconnaître qu’on s’ennuie mortellement sur l’expérimental Ghost Rider, interprété en duo avec Claudia Efe, on retrouve la rage du Tigre sur Bright Lights, Big City (rien à voir avec Jay McInerney), écrit un soir de pluie à Paris.

Furtado et Sarah Rebecca

La soirée se termine sur la mélodie mélancolique de True Love Will Find You in the End, chantée, comme au Point Ephémère en 2014, par Cibele. La reprise de Daniel Johnston, artiste texan inclassable décédé en septembre dernier, clôt la soirée, comme l’album, en beauté.

1h40 de bonheur. Un peu court pour un tel événement. Mais comme le chaud latin passe tous les ans à Paris, on aura rapidement le temps de se rattraper.

Si vous avez raté nos précédents articles sur Tigerman

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David Écrit par :

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