The Bellrays au Gibus : manifestation pro rock n’ roll

Le quatuor californien emmené par le chant possédé de Lisa Kekaula et les riffs acérés de Bob Vennum ont retourné le Gibus et Paris. Irrésistible.

La question revient après chaque concert des Bellrays. Mais comment ce groupe a-t-il pu traverser les décennies sans connaître un succès à la hauteur de son talent ? La réponse tient sûrement au choix d’indépendance d’un groupe qui s’est toujours fièrement tenu à l’écart des gros labels. Dommage pour le grand public. Tant mieux pour nous.

Emmenés par le chant volcanique de Lisa Kekaula et les guitares saturées de Bob Vennum, les Bellrays balancent un mélange jouissif punk-funk-rock-soul-blues (oui, tout ça), d’une efficacité redoutable, écumant religieusement soir après soir, festivals et petites salles depuis le début des années 90.

Retour au Gibus

Après le Point Ephémère l’an dernier, c’est dans la cave du Gibus qu’on a retrouvé nos punk-rockeurs californiens préférés. Une salle historique du quartier de République dans laquelle nous avions déjà pogoté sévère mi-septembre avec Dog Eat Dog. Et surtout pour le concert mythique des Neurotic Outsiders de Steve Jones et Duff Mc Kagan. C’était il y a plus de 20 ans.

L’ambiance n’était pas en reste ce jeudi soir. Et la soirée parfaitement lancée par la prestation des Cayman Kings. Ce groupe lillois à l’énergie dévorante revisite avec talent le rock psyché de la côte ouest américaine. Chemises bariolées et tignasses à l’appuie. Belle découverte.

Locomotive lancée à toute vapeur

Il est 21h30 quand les Bellrays grimpent sur scène – après avoir eux même installés leur matos. Regard noir et choucroute sur la tête, la flamboyante Lisa Kekaula salue le publie et présente ton groupe. “We are the Bellrays”. Derrière la chanteuse, les musiciens lancent l’intro du terrible Bad Reaction. Rythmique endiablée, batterie puissante et basse mélodique soutiennent le chant enflammé de Lisa Kakula. Tout ce qu’on aime chez les Bellrays en moins de 4mn.

Et ça va durer près d’une heure et demie.

Parceque les Bellrays, c’est une locomotive lancée à toute vapeur. Pas une seconde de pause entre deux morceaux et moins d’une minute de pause pour le rappel. Les musiciens enchaînent les morceaux de leur dernier opus, “Punk, Funk, Rock, Soul”, sortie en 2019 tout en ressortant quelques classiques du placard (Black Lightning, Power to Burn). 

TheBellRays
Lisa & Bob

Blues is the teacher, Punk is the preacher

Sur sa guitare, Bob Vennum a collé sa devise : “Blues is the teacher, Punk is the preacher”. Trop simple pour résumer la musique des Bellrays. Elle prend, certes, ses racines dans ces deux genres musicaux, mais va beaucoup plus loin en réussissant un grand rare écart qui va de la soul au hard rock.

A deux pas de la place de la République, on a assisté à un défilé des genres musicaux. Un rassemblement en soutien du rock n’ roll. Une manifestation épique. Sans interpellations ni échauffourées (à quelques pogos près). Une très bonne soirée.

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David Écrit par :

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