Stray Cats & Yarol : Leçons de rock à l’American Tours Festival

Samedi 6 juillet 2019. Toujours aussi chaud en Touraine… 2ème jour de l’American Tours Festival. Aujourd’hui Rock et Rockabilly avec Yarol et les Stray Cats. Revue des artistes avec photos et vidéos. Ca va donner !

Il est où le climat tempéré de la Touraine, cette bonne vielle terre qui a su séduire les plus grands rois de France ? Visiblement aujourd’hui encore c’est la canicule et les organisateurs ont tout prévus pour rafraîchir nos corps chauds par la bière… heu… le soleil.

Comme hier pour le live report de la 1ère journée avec les Scorpions, je ne vais pas trop vous parler des à-côtés sinon ça risque d’être très long. Focus sur les concerts, uniquement !

Mais pour en parler un peu quand même (:-)) : l’American Tours Festival c’est top ! Allez-y !
Faut les nourrir nos 70 000 festivaliers avec ces dizaines de milliers de bikers, ça mange ces ptites bêtes ! et faut également les occuper entre deux concerts avant de les voir se dandiner sur les Stray Cats. L’American Tours Festival répond à ces demandes !
Je vous laisse faire un « Tours » sur leur site officiel afin de recueillir toutes les bonnes infos.

Revenons aux concerts….

Avec Yarol, non, le rock n’est pas mort !

Dès les premières secondes, la messe est dite !

18h15 je me dirige vers la scène annexe pour y voir mon poto Yarol (je ne le connais pas mais vu qu’à ses concerts au Lautrec ou au bus Palladium on été telement près qu’on pouvait le toucher et vu qu’on partage le même quartier, je peux dire que c’est mon poto, non ? Allez suis un dingue, c’est mon poto !).
Arrivé en retard… Je l’ai entendu de loin jouer Boogie With You…. bah ça sera Boogie Without Me pour cette fois ;-(. Je suis retenu par un marchand sur un stand de canapés en cuir fait à partir d’un carlingue de voiture des années 50… Oui oui, on trouve ça aussi à l’American Tours Festival.
Bref, je me dépêche car son concert ne devrai durée qu’une heure (mode festival), une hérésie quand on pense que le poto Yarol peut tenir facilement plus de 3h sur scène en se donnant 100%.
Surement la 5ème fois que je le vois en tant que guitariste dans un groupe mais la première avec son nom en gros sur un album.

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour faire tomber le T-shirt !

Chez I-Was-There on aime le rock énergique, le rock qui donne tout, le rock qui tache, le rock qui te donne des acouphènes (protégez-vous quand même !).
Peu réussissent à nous séduire dans cet exercice. Forcément, Springsteen est le boss incontesté et hors catégorie. En France, on a les Shaka Ponk (d’ailleurs je m’aperçois que je n’ai jamais fait mon live report du surréaliste concert de la Cigale). Mais il faut compter aussi sur Yarol, avec ses formations (FFF ou plus récemment Black Minou où au dernier concert au Bus Palladium j’ai du perdre 2/10ème d’audition sur chaque oreille) et maintenant en solo.

Générosité, efficacité

Vous vous en doutez, j’y allais déjà conquis. Mais cette nouvelle formation, très proche de Black Minou d’ailleurs était là pour jouer les compos de MONSIEUR Yarol Poupaud.

L’album je l’ai écouté, réécouté mais comme pour Louis Bertignac,  les artistes de scène c’est sur scène qu’il faut les voir. En studio, c’est trop aseptisé, trop gentillet, souvent trop de pistes et pas assez brut.

A l’image du titre The End Of The World, sur l’album je suis passé à côté mais en live…. aie aie aie mais mon dieu que C’EST BON !

Le rock ça s’écoute live !

On est très clairement dans les meilleurs balades rock où ça commence gentiment et ça fini en apothéose. Ce titre Yarol, c’est ton Stairway To Heaven !

Ma claque de la soirée !

Yarol, tu nous le sors quand le live de la tournée ?!

J’ai pas été déçu. Sacre bleu, il envoie le Yarol. Même après 8 heures de camionnette depuis Avignon avec un réveil à 7h du mat’, notre parisien amoureux du 18ème a pas mis longtemps pour tomber la chemise et là, le concert a pu prendre une autre dimension.

Coucou, oui oui je t’ai vu !

Quelle pile électrique ! Il ne fait pas dans la demie mesure. le gaillard il envoie tout ce qu’il a, difficile d’être plus proche du public !

Et tout ça sans postillon ! Le talent à l’état pur.

Le public, justement attendait une reprise, un hommage. Il ne pouvait difficilement passer à côté, une reprise « Petit bonus des familles » comme il se plait à le dire. ce soir ça sera Fils De Personne, titre de Johnny Hallyday. Titre assez légitime puisqu’il a a été son guitariste et directeur musical pendant les 6 dernières années.
Yarol, le fidèle parmi les fidèles du taulier.

Une bonne reprise de Johnny en rappel !

1h de concert c’est bien trop cours. On en veut encore ! Heureusement que Yarol est en tournée jusqu’à la fin de l’année…. on se reverra Yarol !

On peut le dire maintenant :

Yarol sur scène c’est notre Bruce Springsteen français !

Ca envoie, hein ?

Il est 19h30, je m’approche de la Main Stage pour les KnuckleHead …. heu….. bah je vais refaire un p’tit tour du côté du merchandising. Désolé les frenchy, ce rock c’est pas ma cam.

Galerie photos Yarol
American Tours Festival, 06 juillet 2019

La parodie Rival Sons

Autre groupe annoncé avant les Stray Cats : Rival Sons.

Déjà vu 2 fois par le passé, à chaque fois pour une première partie (AC/DC à Bercy et les Guns n’ Roses à Bordeaux). Le seul souvenir que j’en avais c’était les bières que j’ai pu boire en attendant que ça se termine avec un oeil rivé sur ma montre en espèrant que le temps passe plus vite. Vu la chaleur de ce soir, j’ai évité les bières… et donc forcément le temps était long, très long.

J’ai profité pour me balader dans la fosse et prendre le pouls. Je suis resté à discuter avec un biker de la région fort sympathique (qui lui tournait à la bière). Visiblement lui appréciait le spectacle.

Pour la faire courte, le chanteur est un mélange prétentieux d’un faux sosie de Jim Morisson qui aurait trop grossit pour rentrer dans le pantalon moulant imitation cuir de lézard de Robert Plant des années 70.

Le biker me dit « il envoie, il a une voix, waouuu, hein ? ».
Heu… qu’est ce que je fais ?
Réponse A : Je lui dis qu’il a pas d’oreille.
Réponse B : Je lui dis qu’il dit que de la merde.
Réponse C : Je ferme ma gueule.

Le gars, tatoué, avec son boléro en cuir recouvert de patches de groupe de hard et de son club de moto devait peser un bon 120kg pour 1m80, je vous laisse deviner ma réponse… mais ce ne fut pas la A ou la B.

Ce concert aura eu le mérite de me faire vivre un bon moment non auditif : Le coucher de soleil.

Le meilleur moment de la prestation des Rival Sons : Quand ils ont quitté la scène !

Passons à la tête d’affiche de la soirée : Les Stray Cats.

Stray Cats : plus de 40 ans de carrière !

10min avant l’entrée en scène de nos américains, la sécurité a eu la bonne idée de rafraîchir l’assemblée… Bonne idée pour certains, beaucoup moins bonne pour d’autres. En tous cas, ça donne de belles photos :-).

Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille

J’avais jamais pu les voir sur scène et même le Brian Setzer Orchestra pour sa dernière venue parisienne, je n’ai pas pu y aller. double frustration mais ce soir on remet les pendules à l’heure.

Pour participer à la tournée d’été des Stray Cats, certains sont venus de loin, de très loin….

La communauté des fans du pays du soleil levant ont fait le déplacement

On est là, on les attend, le public est sage mais impatient. Je suis surpris que les allées du festival ne soient pas vides. Beaucoup sont aux différents stands, boutiques, y’a même le parquet de dance qui est bien remplie de danseurs de musiques Country/Rockabilly ou West Coast Swing (ouais je maîtrise !).

Un bon public de petits « chatons égarés »

22h30. Le trio foule la scène de la Main Stage. Et c’est parti pour un bon set de Rockabilly-Punk-Rock.

Miaou !

En France on a eu les Forbans ou Les Vagabonds, aux US ils ont les Stray Cats. C’est pareil… mais en mieux !

Brian Setzer, chanteur-guitariste est très en forme. Je jubile de les voir tous les trois, reprendre leurs vieux succès mais également des titres de leur excellent dernier album. 40 ans de carrière et toujours au top. toujours des looks improbables, des tatouages, des attitudes sortie de Grease. Le batteur, Slim Jim Phantom c’est Fanzy, il ne lui manque plus que le peigne et on est dans Happy Days.
Batterie minimaliste mais effet maximaliste !

Sunday, Monday, Happy Days !

Côté contre-basse nous avons un autre phénomène : Lee Rocker.
Il change autant de contres-basses que Brian de guitares ! Vula taille des engins, il doit avoir son propre semi-remorque rien que pour ses instruments ! Et encore un look atypique.

Lee Rocker, sosie de Macklemore ?

Pour les PornGuitaristes en herbes que vous êtes, Brian Setzer nous a fait un festival Gretsch. On a tout eu, de la simple 6120 Orange Stain aux plus exotiques sparkle green, blue et j’en passe.
Festival pour les yeux et les oreilles car notre bonhomme n’a rien perdu de sa superbe. sa dextérité est toujours au rendez-vous et il n’a pas peur d’improviser des solos.

Brian Setzer dans ses œuvres

Sur les extérieurs de la Main Stage, beaucoup improvisent des pas de danses qu’Olivia Newton Jones aurait pu nous faire. Y’a de la robe qui vole et du popotin qui se dandine.

Sur scène c’est le défouloir des grands soirs !

Les Forbans ? Non, les Stray Cats

On peut le dire : J’ai passé une putain de soirée, une putain de journée, un putain de festival.
MERCI.

Un ptit côté Marty McFly, non ?

Galerie photos Stray Cats
American Tours Festival, 06 juillet 2019

Un énorme BIG UP à toute la team. Notamment Charlotte pour la TRES bonne organisation du festival, sans elle je ne l’aurai pas vécu de la même manière. T’es au top ! Tu vas manquer à ce festival. Au plaisir de se recroiser.
Spéciale dédicace à Julien, toujours le sourire et toujours là où je traîne (tu m’espionnais ?)….
Bon, on ne dira rien sur le fait que tu ne voulais pas rater Rival Sons (y’a de bonnes cliniques pour ça) mais en revanche, gros carton rouge pour les Stray Cats. Le concert se vit LIVE, pas en loge Julien ! 🙂

Qu’importe la programmation, l’année prochaine j’y retourne !
Pour l’ambiance, la bonne humeur et la musique.

On s’y croise l’année prochaine ?

Prochain Live Report : On continue notre tournée « des festivals à la bonne ambiance » et on part en haute Savoie à Saint-Julien-en-Genevois pour John Illsley, Joan Baez, Alvin Lee et bien sûr Mark Knopfler (ça faisait longtemps !).

Pour aller plus loin :

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Elian Écrit par :

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